ABBAYE de CLAIRVAUX

L'abbaye de l'ordre Cistercien

Découvrez l’Abbaye de Clairvaux

Abbaye de Clairvaux : Aux confins de la Champagne & de la Bourgogne, Clairvaux est une terre de silence  au coeur de la vieille forêt gauloise.

C’est là que Saint Bernard vint défricher, il a neuf siècle, en 1115, la clairière du Val d’Absinthe et y construire la célèbre abbaye, la plus importante de l’ordre Cistercien.

Aujourd’hui de très longs murs interminables interdisent toute vues sur les vestiges des splendeurs d’autrefois. Clairvaux est l’une des maisons centrales les mieux gardées de France.

Le Ministère de la Culture a repris l’espace des principaux bâtiments historiques. Ainsi les visiteurs privilégiés qui peuvent entrer dans Clairvaux découvrent que cette ville close recèle des trésors d’architecture. Notamment le splendide bâtiment des convers (12è siècle) et le grand cloître classique du 18è siècle, mais aussi les fameuses et émouvantes « cages à poules » de la vieille prison.

Se visite aujourd’hui :

L’Hostellerie des dames

Abbaye de Clairvaux : Hostellerie des Dames
Clairvaux abbey : Hostelry of the ladies

Cet édifice du XVIe siècle a d’abord été affecté à l’accueil des épouses qui accompagnaient les visiteurs de l’abbaye, nobles ou riches hommes d’affaires qui, seuls, avaient le droit de franchir la clôture monastique. Plus tard, le bâtiment servit de taverne où les moines commercialisaient leur vin. Au XIXe siècle, il devint école primaire avec logement de l’instituteur.

L’association « Renaissance de l’Abbaye de Clairvaux » a entrepris (1992-1997) la restauration complète du bâtiment alors abandonné en y créant notamment une salle d’accueil pour les visiteurs, une salle d’exposition permanente à l’étage, deux salles d’expositions temporaires au rez de chaussée, une librairie boutique.

Bâtiment des Convers

Réfectoire bâtiment des convers
Dining hall building of lay
© Association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux

Les frères convers étaient des religieux chargés de la mise en valeur des domaines de l’abbaye, alors que les moines de chœur consacraient leur temps à la prière, à l’étude et à la copie des manuscrits. Le Bâtiment des convers, long de 74 m, avec cellier et réfectoire semi-enterrés et dortoir à l’étage, comprend 13 travées à trois nefs par niveau. Le cellier est voûté d’ogives en plein cintre et l’ancien dortoir possède des voûtes d’arêtes. Par son espace, sa lumière et la pureté de ses lignes, l’édifice reste un témoignage irremplaçable de l’architecture cistercienne du XIIe siècle. L’acoustique remarquable du dortoir en fait aujourd’hui un espace privilégié pour la musique.

Réfectoire chapelle

Abbaye de Clairvaux Réfectoire chapelle
Clairvaux abbey : Dining hall chapel

Les derniers abbés de Clairvaux aménagent au sein du Grand cloître un splendide et vaste réfectoire avec plafonds décorés , lambris et sols de pierre blanche. Pourtant, les moines n’en profitèrent guère, chassés par la Révolution. En 1808, l’abbaye devient la plus grande prison française. Pour que les détenus bénéficient quand même d’un lieu de culte, le réfectoire devient chapelle. Les travaux entrepris ces dernières années ont permis de redonner à cette pièce son lustre du 18e siècle tout en conservant l’aspect chapelle de l’ancienne détention.

Ancienne détention des hommes

Abbaye de Clairvaux : la prison
Clairvaux abbey : the prison

La Révolution chasse les moines et vend le Grand cloître à un industriel qui ne fera pas fortune et laisse les lieux à l’abandon. En 1808, Napoléon Ier rachète Clairvaux pour en faire la plus grande prison de son temps et le Grand cloître en devient le bâtiment principal. Un entresol est construit pour en augmenter la surface car les dortoirs vont accueillir 1500 condamnés pendant le XIXe siècle. Des drames successifs marqueront cette période et notamment l’affaire Claude Gueux, illustrée par l’extraordinaire récit qu’en fit Victor Hugo. La loi de 1875 rendant obligatoire l’enfermement cellulaire, l’administration pénitentiaire va alors installer les sinistres “cages à poules” qui seront utilisées jusqu’en 1971, date de la fin de la construction de bâtiments modernes à l’emplacement de l’ancienne abbatiale. Le Grand cloître des détenus est resté en l’état et sa visite, très émouvante, est une occasion de réflexion sur l’enfermement et la liberté.

Crédit photo « Association Renaissance de l’Abbaye de Clairvaux »


        
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